dimanche 19 mars 2017

Nous les passeurs


NOUS LES PASSEURS
Marie Barraud
Edition Robert Laffont
Très belle lecture !


Résumé

Qui est ce grand-père dont personne ne parle ? Marie, devenue une jeune femme, décide de mener l'enquête, de réconcilier son père avec cet homme disparu à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Albert Barraud, médecin, fut un résistant, arrêté par les Allemands. Marie découvrira son rôle protecteur auprès des autres prisonniers. Destin héroïque d'un homme qui consacra sa vie aux autres jusqu'à sa disparition en mai 1945, sur le paquebot Cap Arcona bombardé par l'aviation britannique... Au terme d'un voyage vers la mer Baltique avec son frère, Marie va défaire les noeuds qui entravaient les liens familiaux.

Première phrase : Lorsque je me suis lancée dans l'aventure folle de l'écriture de ce roman, je ne réalisais pas à quel point ma petite existence allait en être considérablement bouleversée.


Ce que j'en pense

Les livres qui renferment des histoires de famille ne sont pas ceux que je lis le plus, pourtant ils savent bien souvent me toucher. J'ai voulu découvrir celui-ci en particulier car l'autrice y parle de sa propre famille, marquée par la Seconde Guerre Mondiale.

Les mots de Marie Barraud vibrent par leur intensité. Elle cherche à dissiper les brumes et les non-dits entourant la disparition de son grand-père, Albert, victime de la Seconde Guerre mondiale. Lors de ce voyage, elle découvrira enfin ce grand-père dont elle n'a connu que l'ombre, omniprésente, planant sur les relations familiales. J'ai été particulièrement sensible à leur rencontre, à la sérénité que celle-ci lui a enfin apportée.

Le récit n'est pas linéaire, il suit les méandres de l'émotion et de la mémoire, et c'est un bien joli fil conducteur que celui-ci. On perçoit le besoin presque viscéral de l'autrice d'organiser son livre de cette manière et c'est grâce à cela que, nous lecteurs, pouvons vraiment vivre son histoire. C'est ce qui nous permet, également, de ressentir l'authenticité du texte.

Ce livre est une très belle déclaration d'amour à son père, ce père qui a souffert de l'absence de son propre père. Marie Barraud, en lui livrant ses mots, lui a permis de comprendre qu'il n'avait pas été abandonné, qu'Albert avait toujours été là. La dernière page est une lettre que le père de Marie lui adresse après avoir lu son manuscrit, comment vous dire, c'est une explosion d'émotions. Tout l'amour contenu dans ce livre s'y exprime.

Comme bien souvent lorsque je vis davantage un livre que je ne le lis, il m'est difficile d'en parler ensuite et je suis bien peu satisfaite de ces quelques mots devant l'immensité de ce que j'ai pu ressentir à sa lecture. J'espère tout de même vous convaincre que c'est un texte magnifique, à découvrir absolument.

samedi 11 mars 2017

Nimona


NIMONA
Noelle Stevenson
Edition Dargaud
Très (très) belle lecture !


Résumé

NIMONA
a le chic pour la bagarre,
les plans diaboliques et le chaos en règle générale.
Elle a convaincu LORD BALLISTER BLACKHEART
de la prendre comme assistante.
Leur mission : prouver au royaume
que SIRE AMBROSIUS GOLDENLOIN et
ses camarades de l'Institut ne sont pas aussi
irréprochables qu'on le pense.
A eux deux, ils mènent
une vendetta impitoyable et explosive.
LORD BLACKHEART découvre que les pouvoirs de
NIMONA sont aussi troubles que son mystérieux passé.

TRAHISONS !
DRAGONS !
SAVANTS FOUS !
REVELATIONS !

Première phrase : Quoi ?


Ce que j'en pense


Trahisons, dragons et savants fous… comment vous dire que lorsqu'un livre me propose ce genre de cocktail explosif, je ne résiste pas bien longtemps… Ajoutez à cela une anti-héroïne complètement badass et vous avez toutes les choses que le livre en question soit très vite entre mes mains.

Ce livre est clairement porté par ses personnages, Nimona en tête. Elle arrive à être à la fois la super (anti-)héroïne ultra badass avec ses super pouvoirs et la nana un peu lambda avec son sale caractère et ses sautes d'humeur qui n'aime ni perdre au Monopoly, ni les sardines sur les pizzas. Et puis au-delà que ça, elle fait bien ce qu'elle veut, elle se fiche de ce qu'en pensent les autres et est très bien comme ça (vive les femmes indépendantes !).

Les relations entre les personnages sont absolument exquises. Les moments où Nimona et Lord Ballister se retrouvent tranquillement tous les deux (comprendre : quand ils ne sont pas occupés, pour une fois, à élaborer un plan machiavélique) sont à mourir de rire. Et plus divines encore sont les interactions entre Lord Ballister et Goldenloin mais je n'en dirais pas plus, je vous laisse découvrir…

L'ambiance est ultra cool, pleine de dynamisme avec des couleurs vives survitaminant l'ensemble. J'ai adoré me retrouver du côté des « méchants », l'éventail des actions étant décuplé quand on ne se formalise pas des dégâts collatéraux…

C'est donc un très très bon moment que j'ai passé avec ce livre-ci ; je vous le conseille fortement pour son récit complètement atypique et plein de folie.



dimanche 5 mars 2017

La Ronde des Albums #1



Petite sélection d'albums à dévorer
Sélection du samedi soir, 22h41.


Régulièrement, je me retrouve dans les rayons albums des librairies et bibliothèques, à explorer tous les recoins des étagères, sans franchement savoir comment j'avais atterri là. Attirée de prime abord par les illustrations de ces livres, parce que franchement certains sont de véritables livres d'art !, j'ai vite découvert toute la poésie cachée entre leurs pages.

J'ai envie, avec cette petite série d'articles, de leur dédier un espace un peu plus grand sur mon blog. Je ne chronique pas forcément tous les albums que je lis, surtout ceux que je lis rapidement en librairie, et je n'en parle pas toujours en vidéo (mais ça, ça va peut-être changer, je dis çaaaaa… #lartduteasing). Et puisque je les aime énormément, c'est un peu ballot tout de même ! Avec « La ronde des albums » (voyez le lien avec le bal, tout ça?!), je vais vous présenter de manière régulière* trois albums que j'ai déjà lu (et adoré) et trois albums que je souhaite absoluuuument découvrir.

Et surtout, n'hésitez pas à réagir, à me conseiller vos propres coups de coeur !

* fait référence à ma propre interprétation de la régularité pour la publication d'articles sur mon blog



J'ai lu, et adoré 

Pour cette première édition, le choix a été difficile. J'ai finalement décidé de vous présenter des albums que j'avais lu il n'y a pas si longtemps, et dont je me souvenais bien. Ça sera l'occasion de relire ma pré-sélection pour le prochain article (et j'ai déjà hâte!).



La prisonnière du brouillard
Guillaume Guéraud & David Sala
Edition Casterman

Mon amour pour cet album s'exprime principalement pour ses illustrations, qui me collent des frissons à chaque fois que je les regarde. Elles dégagent une froide atmosphère dans laquelle j'aime me perdre, il y a ce petit côté poético-mélancolique que j'aime tant. L'histoire les met bien en valeur même si celle-ci n'est pas la plus originale ou transcendante, disons qu'elle constitue plus le support aux illustrations.




Une maison à hanter
Morgane de Cadier & Florian Pigé
Edition Balivernes

J'ai longuement hésité avec Tout là-haut, pour lequel j'ai une petite préférence (en même temps il se passe sur la banquise, comment voulez-vous...), mais bon, je pense que je vous ai déjà bien cassé les pieds avec. Et puis Une maison à hanter est plein de charme également. Visuellement c'est encore une fois une réussite et puis cette histoire.. Elle est si douce, grandir, trouver sa place, se faire des amis, de biens jolis thèmes, abordés d'une bien jolie façon.



Love - Le Renard
Frédéric Brrémaud & Frederico Bertolucci
Edition Ankama

Celui-ci est plutôt hybride entre l'album et la bande-dessinée mais sa présence ici était indispensable ! La série Love nous parle d'animaux sauvages, c'est beau, c'est cruel et c'est loin d'être enjolivé ; dans ce tome, nous suivons un renard borgne qui semble tout faire à contre courant... La petite particularité de cet album est qu'il est dénué de tout texte mais je vous assure que l'on en a pas besoin, les animaux sont tellement vivants que leur expression nous parle bien plus que le ferait du texte. 



Il me reste à découvrir


L'histoire en vert de mon grand-père 
Lane Smith
Edition Gallimard
 
Il me semblait tout naturel de commencer par celui-ci, c'est un album que j'ai découvert il y a bien longtemps maintenant. J'ai eu un coup de foudre pour ses graphismes et son résumé, c'est bien le genre d'histoire qui marche à tous les coups avec moi, mais je ne l'avais pas pris. J'ai vite regretté mais je ne l'ai jamais revu en librairie, et pourtant je continue toujours à le guetter au coin d'un rayon.



Secrets des océans 
Illustré par Eleanor Taylor
Edition Piccolia

J'ai pas hésité bien longtemps non plus avant de vous présenter celui-ci. En fait c'est ma découverte du matin même, celle qui a un peu fait l'existence de cet article. Nan mais regardez-moi cette couverture ! Et je vous assure que l'intégralité du livre est de cette qualité, quand je parlais de livre d'art, celui-ci illustre très bien mes propos. Ce qui m'a également séduit est la mise en lumière de toutes ces créatures peu connues et peu mises en avant, parfois microscopiques, qui peuplent les océans.



Louis parmi les spectres
Fanny Britt & Isabelle Arsenault
Edition de la Pastèque

Et pour finir je voulais absolument citer un album d'Isabelle Arsenault que j'ai découverte grâce à Fiona. Il n'a pas été difficile de me convaincre, les illustrations sont magnifiques et pleines de poésie à elles seules, et ce que dit Fiona des histoires a achevé le peu de résistances qu'il me restait.

La chronique de Fiona, c'est par ici !

vendredi 17 février 2017

Phobos - tome 3


PHOBOS
Tome 3
Victor Dixen
Edition Robert Laffont


Résumé

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS...
1 JOUR...
1 HEURE...

ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU.

Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE.

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.



Première phrase : Seule.


Ce que j'en pense


Les deux premiers tomes de cette saga ont été de très chouettes lectures ; malgré leurs petits défauts respectifs, j'étais totalement immergée dans leur folle intrigue. Et comme Victor Dixen est un expert en l'art du cliffhanger de ouf malade, j'avais très très très hâte de lire ce troisième tome. Malheureusement, cette fois, je suis déçue.

Je suis déçue car j'ai perdu cette immersion totale qui vous fait dévorer les pages et vibrer tout du long. Vous savez, cette frénésie qui vous fait passer outre les petits détails pas parfaits parce que ce qu'il importe, au fond, c'est de s'éclater dans sa lecture. Phobos fait clairement parti de ces livres de divertissement pour moi, ceux qu'on pourrait comparer aux blockbuster américains, ces petits plaisirs coupables… Alors sans tout cela, je pouvais difficilement être conquise.

J'ai trouvé le début leeeeeeeent, rien de nouveau, toujours les mêmes questions, inlassablement. Et après une petite lueur d'espoir entre les pages 300 et 350, je me suis retrouvée plongée en plein délire. Je ne vais pas particulièrement développer pour éviter de vous spoiler mais deux éléments m'ont vraiment paru présent juste pour le plaisir d'en faire des révélations sensationnelles. Et bon le sensationnel pour le sensationnel, non merci, un peu de crédibilité c'est bien aussi.

L'aspect « spatial » de l'intrigue laisse davantage de place, dans ce tome, à un aspect politique. Ce qui, en soit, ne me dérange pas. Cependant, là aussi, j'ai trouvé que ça allait un peu loin. On sent bien que l'auteur cherche à démontrer qu'il est facile de remettre en cause des libertés fondamentales et de céder des tous petits riens qui en deviennent beaucoup, etc, etc, dès que la peur est présente mais, s'il vous plaît, de la SUBTILITÉ.

Bon ma chronique est loin d'être positive ; parce que j'adore l'univers de Phobos et ses personnages, cette lecture m'a laissée d'autant plus amère. Je lirai tout de même la suite parce que beaucoup de questions demeurent et que j'ai vraiment envie de laisser une seconde chance à cette saga, mais je l'attends au tournant !

dimanche 12 février 2017

California dreamin'


CALIFORNIA DREAMIN'
Pénélope Bagieu
Edition Gallimard
Coup de coeur !

Résumé

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu'attachante, son besoin d'amour inextinguible. À l'aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

Ce que j'en pense

C’est en croisant cette bande-dessinée dont j’avais entendu tant de bien sur la blogosphère sur un rayon de la médiathèque que je me suis enfin décidée à découvrir le talent de Pénélope Bagieu. Si j’avais quelques réticences au départ, elles ont disparu dès les premières pages.

Cette bande-dessinée est la biographie d'Ellen Cohen, chanteuse dans le groupe The Mamas & the Papas. J’avais peur, ne la connaissant pas, puisque je n’avais pas fait le lien entre le titre et la chanson que pourtant je connais (il ne faut pas trop m’en demander), d’être perdue ou peu intéressée par son histoire. Ce qui n’a absolument pas été le cas ! Pénélope Bagieu a su me rendre Ellen familière dès le début. Le fait de la rencontrer et la découvrir à travers les yeux des autres permet un rapprochement, elle nous apparaît successivement comme sœur, amie ou amante, et en perd son statut d’inconnue.

Ellen est une femme qui veut chanter, elle veut en faire sa vie dès son plus jeune âge. Elle fait tout, vraiment tout, pour y parvenir et ne se laisse pas imposer les diktats du milieu. C’est en ce dernier point que son histoire est si inspirante ! Ellen est fidèle à ce qu’elle est, jusqu’au bout des orteils, et porte ses envies et ses convictions avec force.

Je ne peux finir sans parler des magnifiques illustrations qui portent le texte. Soyons honnête, une de mes réticences était sur le style de dessin de l’auteure qui ne m’avait pas transcendé dans ce que j’avais pu voir de ses précédents livres, mais là… Fluidité et liberté se donnent la réplique.

C’est donc une bande-dessinée que je vous conseille très fortement, pour son fond et pour sa forme. (Et je vous laisse quelques photos pour vous tenter encore plus si cela est encore nécessaire…)



mercredi 1 février 2017

Nous sommes tous des féministes


NOUS SOMMES TOUS DES FEMINISTES
Chimamanda Ngozi Adichie
Edition Folio


Résumé

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j'aimerais aujourd'hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.


Ce que j'en pense

Après avoir découvert le talent et l’intelligence de la plume de Chimamanda Ngozi Adichie avec Americanah, j’ai absolument voulu lire son essai sur le féminisme. Sujet déjà présent dans Americanah et sujet me faisant particulièrement écho.

Dans cet essai, très court, l’auteure nous dresse un portrait du féminisme. Il s’agit d’une longue introduction qui aborde ce thème selon différentes entrées. Sur 50 pages, il est évident qu’elle ne peut traiter le sujet en profondeur, libre à nous, lecteurs, d’aller plus loin. C’est un livre qui peut se suffire à lui-même si l’on recherche simplement une définition du féminisme mais qui amène plutôt, à mon sens, à d’autres lectures.

C’est pour cette définition que ce livre devrait être mis entre toutes les mains, notamment entre celles de ceux qui continuent à voir le féminisme comme l’équation femme > homme et non, femme = homme. Entre celles de ceux qui estiment que ces inégalités sont aujourd’hui derrière nous où encore là où des confusions féminité / féminisme sont toujours présentes.

Je ne vais pas développer davantage sur un texte aussi bref, mais c’est un livre à lire. Pour son message, percutant et pertinent.

lundi 30 janvier 2017

Le Vagabond des étoiles


LE VAGABOND DES ETOILES
Jack London
Edition Libretto
Coup de coeur !


Résumé

Confiné dans l’espace le plus surveillé d’une prison, Darrell Standing, sorte d’alter ego de London (lui-même incarcéré en 1894), va réussir l’exploit de s’évader ! Il le fait magistralement en revivant par la pensée ce que furent ses vies antérieures : naufragé sur une île déserte, légionnaire en Palestine, viking à bord d’un vaisseau guerrier, gamin assistant au massacre d’une caravane de pionniers ou même époux d’une princesse coréenne… Des situations radicales où le héros témoigne de la folie des hommes et où London, une nouvelle fois, dans une fable toute de bruit et de fureur, véritable cathédrale dédiée à l’Imaginaire et à la Justice, donne la mesure d’un talent hors-norme.

Première phrase : Bien souvent, au cours de mon existence, j'ai éprouvé une impression bizarre, comme si mon être se dédoublait : d'autres êtres vivaient ou avaient vécu en lui, en d'autres temps ou en d'autres lieux.


Ce que j'en pense

A force d’entendre du bien à propos de Jack London, l’envie de découvrir son œuvre a pointé le bout de son nez. Ma première expérience aura donc été celle du Vagabond des étoiles dont le résumé me tentait tout particulièrement et, point de suspense, elle fut très concluante !

Fascination est le maître mot de ma lecture, à différentes échelles. Tout d’abord dans l’acte même de lire, vous savez cette impossibilité de lâcher votre livre ? Cet effet magnético-magique qui vous fait oublier à peu près tout le reste et vous permet une immersion totale et délicieuse dans votre lecture ? Eh bien, c’est cela. Il est assez rare qu’un texte parvienne à ce point à m’envelopper et quand c’est le cas, je sais pourquoi j’aime lire.

J’ai également été fascinée par les passages où notre personnage évoquait les mécanismes lui permettant de détacher son esprit des souffrances de son corps. Il y avait quelque chose de jouissif dans cette évasion mentale, dans cette supériorité de l’esprit et finalement, dans la liberté de notre condamné. J’étais tellement subjuguée par les rouages de cette échappée que j’en étais, parfois, presque triste de quitter la prison pour découvrir les récits de ses voyages antérieurs.

Mais ces derniers permettaient de couper avec l’environnement carcéral, froid et immobile. On se retrouvait plongé au cœur d’aventures aux personnages divers, prince ou naufragé, qui m’ont rappelé des récits d’aventure que j’ai pu découvrir plus jeune, dans la forme tout du moins.

Ma lecture aura donc été très très chouette, et je ne doute pas retrouver la plume captivante de Jack London sous peu !